Alien : Isolation – Prenez votre plus beau pantalon marron

Des jeux Alien, il y en a eu des tas. Depuis Aliens sur Atari, en passant par Alien VS Predator sur PC, et au plus mauvais du lot, Colonial Marines, on n’en manque pas. Mais Alien : Isolation doit bien être le premier à tenter le genre du FPS survival horror, le vrai, celui où l’on se cache sans pouvoir combattre. Sortez votre plus beau pantalon marron, on y va !

Sorti en octobre 2014, développé par The Creative Assembly, il est le jeu Alien qui semble le plus fidèle au film de Rydley Scott.

On reprend d’ailleurs le scénario dans la lignée du film. On incarne la fille d’Ellen Ripley, Amanda, 15 ans après la disparition de sa mère et du Nostromo, son vaisseau. La boite noire a été récupérée et amenée sur la station spatiale Sebastopol, et Amanda va faire partie de l’équipe envoyée par Weyland Yutani, la méga-corporation, pour la récupérer. Mais une fois sur place, la station semble étrangement calme…

Un scénario simple, mais efficace, qui laissera beaucoup place à l’esthétisme. Le jeu s’inspire visuellement du film, dans les moindres détails. L’image à une sorte de grain typique du film. L’intro à même un vrai look de cassette VHS abîmée. C’est une vraie réussite et l’immersion est totale dans les environnements. Et que dire du xénomorphe, vraiment terrifiant… Seul bémol, les autres personnages dont l’animation et la modélisation sont parfois en retrait du reste, mais rien de grave.

La partie audio est aussi une grosse claque, et jouer avec un casque audio est indispensable. Vous êtes traqué par le xénomorphe en permanence, et l’entendre dans les conduites d’aération vous sauvera les miches plus d’une fois. La spatialisation est vraiment bonne et sera un allié précieux. D’autant que l’alien n’est pas la seule menace, les androïdes de la base ayant aussi pété les plombs.

Le level design est assez linéaire (station spatiale oblige), mais avec des aller-retour dans différentes sections de la base qui permettent d’oublier la chose. Il ne faut tout de même pas être claustrophobe (vous allez aimer les placards).

L’immersion est vraiment totale, et est renforcée par la sensation d’être la proie. Le système de craft sera donc un allié indispensable pour vous aider à fuir. Grenades artisanales, kits de soin, grenade sonore pour attirer vos cibles… vous avez l’embarras du choix, mais pas des matériaux. Ils sont en effet assez rares.

Et vous en aurez vraiment besoin, car l’Alien n’est pas scripté. Animé par une IA, il va vous traquer, s’adapter à vos actions, et vous surprendre plus d’une fois. Vous allez mourir. De nombreuses fois. Et les points de sauvegarde sont parfois très espacés. Il faut s’accrocher, mais le jeu en vaut la chandelle.

Le jeu a une durée de vie correcte, quinze heures environ (trente si on compte le temps à se chier dessus dans des placards). C’est un jeu que je recommande vraiment, mais à faire dans de bonnes conditions : dans le noir, avec un casque. Un vrai voyage dans l’univers Alien, que vous ne risquez pas d’oublier de si tôt.

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Critique réalisée sur la version PS4.

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